Foire aux questions

Notre but est de répondre à vos questions le plus rapidement et du mieux qu'on peut.

1/ COMMANDER LES ARBRES FRUITIERS

Quelles sont les conditions indispensables pour installer un fruitier ?

Là où vous installez un arbre fruitier il faut impérativement :

  • du soleil (minimum 6 heures par jour d’été) En effet, les arbres fruitiers doivent faire la photosynthèse et ont donc besoin de la lumière directe du soleil.
  • De la bonne terre Pour avoir un arbre fruitier en bonne santé, il faut l’installer dans de la bonne terre végétale  riche en matière organique.

J’ai un petit jardin puis je planter des fruitiers ?

Oui, il n’y a pas de problèmes si vous avez du soleil et de la bonne terre.

Y a-t-il d’autres fruits qui se palissent que poiriers et pommiers ?

En règle générale, il n’y a que les poiriers et pommiers qui se palissent dans les formes connues : palmette Verrier, espalier, …car ils possèdent des bourgeons dormants qui se réveillent lors des tailles très courtes en hiver. Nous conseillons aussi de ne pas mélanger les pommiers et les poiriers pour une question esthétique.

Les pêchers, brugnons et abricotiers peuvent également se palisser en éventail. Le point de départ est alors un basse tige qu’on aplatit sur le support. On parle alors de palissage à la diable.

Enfin, certains cerisiers greffes sur porte greffe nanifiant peuvent se palisser en espalier horizontal, mais vous n’obtiendrez jamais la régularité des poiriers et pommiers.

Cerisiers et pêchers ont une durée de vie très limitées, de 15-20 ans maximum, alors que les pommiers et poiriers surtout peuvent vivre jusque 40 et 80 ans sans problèmes.

Combien d’arbres puis je installer sur une certaine longueur ?

Selon la forme choisie, l’arbre fruitier prendra plus ou moins de place Pour des basses tiges, par exemple, il sera impératif de ne laisser venir aucune végétation dans un rayon de 2 m ; les palmettes Verrier seront eux placés tous les 1.20m, … référez-vous aux prescriptions mentionnées sur le catalogue.

Avez-vous plusieurs tailles d’arbres disponibles à la vente ?

Non, les arbres fruitiers vendus à la pépinière sont complètement formés et vendus en fin de formation, à l’âge de 3 à 6 ans. Selon la forme achetée un basse tige pourra être formé et vendu en 3-4 ans ; par contre, un espalier 4 étages aura au minimum 5 à 6 ans.

Quelle variété choisir : goût - période de dégustation - fécondation ?

Pour le choix des variétés vous devez vous poser les questions suivantes :

1/ période de dégustation : à quel moment de l’année souhaitez-vous profiter de vos fruits ?

Evitez vos périodes de vacances, si vous n’êtes pas là pour profiter de votre récolte.

Etalement de la production pour éviter une récolte surabondante de fruits sur une courte période  puis plus rien.

Avez-vous une cave/ grenier qui servira de fruitier pour stocker les fruits de garde  (hygrométrie et fraicheur) ?

2/ goût et aspect extérieur

La diversité des saveurs est très importante :   un fruit peut être sucré,   croquant, fondant, à compote ou de table, ….

La grosseur des fruits peut aussi être un critère de choix : pomme à emporter pour croquer au pique-nique ou pour cuisiner.

Référez-vous au descriptif et photos des variétés

3/ Fécondation :

La majorité des variétés de fruitiers sont auto-stériles, ce qui veut dire qu’il est indispensable d’avoir deux pruniers, deux cerisiers, deux poiriers,… qui fleurissent ensemble et dont l’un et l’autre ont une bonne qualité de pollen. Les quelques variétés auto-fertiles se suffisent à elles-mêmes pour la fécondation. Le fécondateur doit se trouver dans l’environnement proche càd 150-200m.

Deux choses sont donc importantes : la qualité du pollen fécondateur  et la période de floraison. En pratique, il faut que les périodes de floraison soient contiguë  et que l’un et l’autre soient bon pollinisateur.

Référez-vous au descriptif des variétés.

Dois-je réserver avant de venir enlever ma commande ?

OUI, ABSOLUMENT. De cette manière, vos arbres sont enlevés du sol la veille ou l’avant-veille, ensuite, ils sont vérifiés et empaquetés ensemble ;   toutes opérations qu’il est préférable de ne pas faire dans la précipitation. Pour cette raison, nous vous demandons donc de nous avertir au moins une semaine avant enlèvement et ATTENTION  au mois de novembre – particulièrement prisé pour les plantations – nous devons même vous demander jusque’à 10 jours de délai.

Par contre, ne connaissant pas votre agenda, c’est à vous de choisir la date qui vous convient pour l’enlèvement.

Mon sol est de mauvaise qualité ? Que Faire ?

Pour juger de la qualité du sol il faut regarder l’environnement direct de votre terrain : y a-t-il des arbres fruitiers dans les parcelles voisines ? des grandes cultures (blé, betteraves pommes de terre, …) ? Cela donne une bonne indication.

Si votre terrain est mauvais par nature comme par exemple en campine anversoise ou dans la région des Fagnes ou dégradé (par exemple par des années de culture de conifères), il sera judicieux de faire une fosse de plantation plus grande que normale : 1 m³ et prévoir dans cette fosse l’approvisionnement de bonnes terres végétales. Cela est possible ; il existe des fournisseurs de terre arable.

Mon sol est en pente. Comment dois-je procéder ?

En règle générale, on ne se soucie pas de la pente. Les arbres fruitiers palissés sont guidés sur des fils qui suivent la pente.

Le problème est uniquement pour les palissés horizontaux : il est important que l’extrémité de la branche charpentière reste bien relevée et plus haute que son point d’implantation sur le tronc de l’arbre que l’on aura installé d’aplomb dans tous les cas.

Existe-t-il des fruitiers palissés type Tilleul / Platane ?

Oui il est possible de réaliser du palissage de fruitiers palissés tiges en partant d’un demi-tige ou d’un haute tige en pommier ou poirier uniquement.

Il s’agira toujours de palissage horizontal  avec un espacement entre les étages de 30 cm. La hauteur du premier étage sera de 1.40m pour les demi-tiges et de 2.00m pour les hautes tiges.

Ces arbres sont à former sur place. Nous vous livrons les demi/haute tiges pour démarrer le premier étage et ensuite vous continuez sur place les différents étages suivants  à la manière des espaliers que l’on vous fournira.

2/ ENLEVEMENT PLANTATION

Quel est le bon moment pour planter ?

L’adage dit : « A la Sainte Catherine tout bois prend racines »  Novembre est en effet le bon moment pour les plantations car le sol est encore chaud et pas trop humide comme après l’hiver. A ce moment, l’arbre a aussi toute la période hivernale pour installer ses racines et démarrer au printemps dans les meilleures conditions. Cependant, il est possible de transplanter les arbres fruitiers jusque fin mars en veillant dans ce cas à un arrosage suivi si le printemps est hâtif et sec. A ce moment le pralinage s’avèrera efficace et judicieux.

Quels préparatifs dois-je prévoir ? Engrais, cendre de feu de bois, palissage trou de plantation

Les trous de plantation peuvent être réalises à l’avance ainsi que les amendements nécessaires et pour le palissage referez-vous au site internet et au tutoriel (voir vidéo plantation).

Les arbres sont vendus en motte ou en racines nues ?

Les fruitiers se plantent généralement en racines nues. A quelques exceptions près certaines plantes demandent une motte comme le figuier et vignes. L’avantage de planter racines nues est un transport facile. Dans un conteneur les racines s’enroulent sur elles mêmes ce qui entrave la bonne reprise de l’arbre fruitier.

Combien de temps ai-je pour planter des racines nues ?

Vous avez quelques jours pour remettre dans le sol vos arbres fruitiers achetés racines nues, et le plus simple est alors de les stocker dans un endroit frais et hors des courants d’air. Si vous avez un contretemps vous empêchant de réaliser la plantation dans un laps de temps raisonnable, vous pouvez très bien les jauger chez vous temporairement, par exemple dans le potager ou dans un trou de plantation déjà préparé. Le but est de protéger les racines du vent desséchant et du gel ; on réalise donc un « petit » trou pour installer les racines des plantes et recouvrir de terre toutes celles-ci. Les plantes peuvent être jaugées ensemble.

Puis-je transporter ces arbres moi-même ?

Etant donné qu’ils sont vendus racines nues, les arbres fruitiers se transportent assez facilement dans une voiture particulière dont les sièges arrières peuvent être rabattus ou retirés. Ainsi, on dispose de toute la longueur de la voiture et les branches sont rassemblées de telle manière qu’elles passent entre les sièges avant de la voiture et sont courbés sur le tableau de bord.

Pour les hautes tiges une remorque peut s’avérer nécessaire.

Puis-je planter en période de gel ?

Le gel n’est dommageable que s’il est plus intense que -2 °C. A ce moment, la terre va se manipuler plus difficilement et donc empêcher de travailler dans de bonnes conditions. En pratique,  si nous ne vous appelons pas  pour postposer l’enlèvement  c’est que c’est possible. Une petite gelée blanche ne doit pas faire peur au jardinier planteur.

3/ SOINS APRES PLANTATION – TAILLE –  ENGRAISSEMENT

Les arbres doivent-ils être ligaturés/tuteurés ?

Tous les arbres fruitiers palissés doivent être placés avec des supports qui permettront de guider les prolongements de branches charpentières à l’oblique, l’horizontale ou la verticale selon la forme du palissé.

Seront utilisés pour ce faire des fils de fer 3 mm  et des bambous pour les espaliers obliques, des fils de fer et des lattes carrées (environ 15/15mm) pour les Verrier et U simples. Les branches seront ensuite ligaturées sur les supports avec du lien souple type « scoubidou ». Attention, ni raphia, ni colson qui étrangleront les branches à terme.

Les arbres fruitiers libres ou de plein vent Bt porte greffe M9, Demi tige et Haute tige doivent obligatoirement être tuteurés. Le tuteur de diamètre suffisant  placé à 20 cm du côté des vents dominants (soit le Sud-Ouest). Le tuteur  ne peut dépasser la greffe.

Engraissement

Si vous avez suivi les prescriptions de la fiche de plantation vos arbres ont suffisamment pour démarrer les 3-4 premières années. Ensuite, il faut se poser les questions suivantes arbre par arbre

Mon arbre fleurit il suffisamment ?

  • Oui -> ne rien ajouter
  • Non -> remettre l’équivalent « plantation » en potasse vous forme de scories ou cendres de bois

Mon arbre est-il vigoureux ou chétif ?

  • Vigoureux -> éviter de réamender en fumier
  • Chétif -> remettre l’équivalent « plantation » de fumier au pied de l’arbre sans toucher le tronc à l’aplomb de la couronne

4/ PRODUCTION

Dans combien de temps puis je espérer des fruits sur mes plantations ?

Les arbres fruitiers palissés et basse tiges portent déjà pendant la production en pépinière ; ce qui veut dire qu’ils porteront déjà l’année suivant la plantation.

Les arbres demi-tiges et haut tiges demanderont 4 à 5 parfois 6 années d’installation avant de commencer à produire. La guidance des branches charpentières autour de la tige centrale permettra de diminuer ce laps de temps à 2 – 3 années.

Pour bien porter un arbre fruitier doit être sain et bien nourri.

Dois-je traiter mes arbres fruitiers systématiquement pour les insectes et les maladies ?

NON CERTAINEMENT PAS.

La sensibilité  de l’arbre fruitier aux maladies dépend de plusieurs facteurs :

1/ L’état nutritionnel de la plante : « mieux vaut prévenir que guérir » 

Une bonne terre et une bonne exposition au soleil  sont les meilleurs garants d’un bon état sanitaire de votre arbre fruitier.

Un arbre bien nourri est plus résistant et portera une fructification saine :

  • par ses racines dans un bon sol bien amendé et
  • par une bonne exposition  car le soleil est le garant d’une photosynthèse efficiente pourvoyeuse d’énergie dans la plante

De plus, dans la nature les ‘ravageurs’ s’attaquent en premier aux sujets plus  faibles, il en est de même sur les fruitiers.  Ainsi en est-il par exemple de l’agrilus – un insecte qui vit sous l’écorce des poiriers et entrave la bonne circulation de la sève –  Il est attiré par une « odeur » émise par les sujets en souffrance.

Nourrissez donc vos arbres fruitiers : le bon  fumier (de tous animaux sauf poules et lapins) reste  le meilleur aliment et le plus complet

2/ Le choix de la variété :

Notre choix se base sur des variétés « grandes classiques » présentes depuis plusieurs siècles dans les assortiments des pépiniéristes producteurs.

Bien sûr certaines de ces variétés ne vous fourniront pas une abondante production. Ainsi, la Court Pendu Rouge est une des meilleures pommes d’amateurs, un must, un « indispensable » à avoir dans son verger, cependant un verger de Court Pendu ne produit que 20 tonne/ha et souvent une année sur deux.

Les variétés modernes comme la Jonagold, Granny Smith , Golden Delicious,…. produisent elles 40 tonnes/ha, et ce tous les ans ; mais nécessite une trentaine de pulvérisations sur l’année.

Notre souhait est de fournir l’amateur en variétés de bonne qualité gustative qui offrent une résistance suffisante par elles mêmes. Tout en gardant à l’esprit qu’une résistance totale à tout n’existe pas.

Faites confiance au pépiniériste producteur ; Lui sait juger de la bonne variété selon vos souhaits.

3/La présence de biodiversité dans l’environnement : Tout est dans l’équilibre.

Chaque ravageur a bien souvent un ou plusieurs auxiliaires (insecte/acarien/ mammifère/oiseau/etc … ) qui apportent son concours dans la régulation du ravageur.

Ainsi, le puceron est attaqué par la coccinelle- adulte mais aussi surtout par sa larve-, le chrysope, le forficule (perce oreille), les syrphes, les anthocorides,… ; le campagnol terrestre est chassé par le renard et les rapaces.

Nous vous conseillons dès lors vivement de placer des hôtels à insectes et des refuges à perce-oreille, des nichoirs à mésange, des perchoirs pour rapaces, plutôt que de faire des pulvérisations même bio !!!

Nous restons toujours à votre disposition en cas de problème : envoyer un mail avec photo un numéro de téléphone.

Maintenant il est possible qu’il faille intervenir de manière plus radicale  lorsque cela s’avère nécessaire. C’est un peu le raisonnement.